Intelligence artificielle : menace ou promesse – sur Arrêt sur Images

J’étais l’invité l’invité d’Arrêt sur Images sur le thèmes de l’intelligence artificielle. Etaient présents Laurent Alexandre, chirurgien urologue, entrepreneur fondateur de Doctissimo, auteur de La Guerre des Intelligences (JC Lattès) ; Jean-Gabriel Ganascia, chercheur en IA et professeur à l’université Pierre et Marie Curie, auteur de Le Mythe de la Singularité (Seuil) ; Tiffany Blandin, journaliste indépendante auteur de Un monde sans travail ?

Bon, une heure c’est un peu court et mon sentiment est que nous ne sommes pas vraiment allés vers les bons sujets, au-delà des nécessaires explications techniques sur ce qu’est l’intelligence artificielle. Le problème de l’emploi est un peu passé à la trappe et il aurait fallu creuser un peu plus cette histoire de déterminisme technologique (quand la principale force motrice de la société est la technologie, qu’on subit parfois plus que l’on ne la choisit – toute proportion gardée car c’est un sujet compliqué, qu’il aurait fallu développer, au risque de me répéter). Par ailleurs, le côté « solutionniste » de l’intelligence artificielle qui a inspiré le titre de l’émission concerne un exemple spécifique présenté sur le plateau (police prédictive avec Predpol), je ne réduis évidemment pas l’IA à ceci. L’IA n’est pas « dans l’absolu » du solutionnisme technologique (ça n’a strictement aucun sens de dire ça), je suis le premier à reconnaître et souhaiter la poursuite de la recherche, notamment dans ses aspects relatifs à la santé, à la compréhension du cerveau, etc.).

Bref, c’est là https://www.arretsurimages.net/emissions/2017-10-12/Intelligence-artificielle-on-plaque-des-solutions-technologiques-sur-des-questions-sociales-id10240

J’ai cité 2 ou 3 chiffres pendant cette conversation, notamment sur le rapport controversé entre automatisation, emploi et productivité.

Voici ma source pour les différences de productivité entre France et Allemagne : http://piketty.blog.lemonde.fr/2017/01/05/de-la-productivite-en-france-en-allemagne-et-ailleurs/

Sans entrer dans les détails, l’idée était de nuancer l’assertion selon laquelle robotisation = taux de chômage en baisse. Ce duo est évidemment très simpliste et mérite que l’on porte attention à bien d’autres facteurs que les seules machines (démographie, histoire, taux d’alphabétisation, polarisation des richesses), bref, cette corrélation n’en est pas une. Concernant la pauvreté en France et en Allemagne, de nombreuses études attestent que les risques sont plus importants en Allemagne. Je ne les relaie pas ici, 10 minutes sur internet vous permettront de creuser le sujet, si ça vous intéresse.

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