Dans la disruption, allons-nous devenir fous ? Bernard Stiegler et l’urgence d’entrer dans le néguanthropocène

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Dans la disruption, allons-nous devenir fous ? On pourrait déplorer que l’ouvrage de Bernard Stiegler sonne si bien par les temps qui courent. Derrière ce titre à consonance scientifique (« disruption » étant emprunté au domaine de la physique), le philosophe se livre à une analyse en profondeur des mécanismes psychologiques qui poussent les individus à commettre l’irréparable sous d’odieux prétextes religieux, ou bien sans raison apparente. L’actualité récente en est le témoignage le plus terrible.

Ces prétextes à l’anéantissement, nous n’en saisirions pas les causes. Nous y répondrions avec des explications simplistes, des lieux communs associant par exemple terrorisme et Islam, occultant par la même occasion les écosystèmes sous-jacents qui en détruisant l’espoir et l’avenir, mènent à la mort. Dans la disruption explique comment nos civilisations créent ces écosystèmes et, les renforçant, labourent un terreau propice pour cultiver des comportements déviants.

En ligne de mire, les fulgurantes disruptions technologiques qui prennent de vitesse les cadres, le droit et les manières qui façonnent une société, manières aussi appelés processus d’individuation. Les processus d’individuation, empruntés à la philosophie Simondonienne ici revisitée par Bernard Stiegler sont les garants d’une société à l’intérieur de laquelle individus, groupes et techniques entrent en résonance pour permettre à chacun de se projeter dans un devenir commun.

Or si nous risquons de devenir fous, c’est parce que ce devenir commun est compromis par la brutalité des disruptions numériques à l’œuvre. En les permettant, nous avons lâché la bride de l’hubris (ὕϐρις), c’est-à-dire de la démesure. Nous avons laissé entrer la folie radicalisante dans nos sociétés. Et si la folie est en guerre contre l’humanité, alors Bernard Stiegler est en guerre contre la folie. C’est avec ce préalable conceptuellement léché qu’il s’agira de plonger dans la pensée du philosophe qui, il faut bien le dire, aime à ne pas traduire le Grec en Français.

Le barbare est dans la pomme

Pour comprendre l’urgence qui anime l’ouvrage, il faut connaître l’ennemi contre lequel il lutte. Il faut aussi comprendre que l’édifice critique est avant tout construit en réaction à cet ennemi maintes fois nommé : « The Family », sorte de société de conseil accompagnant ici et là start-ups et organisations dans leurs velléités de « disruption du marché ». Derrière la maintenant célèbre maxime « les barbares attaquent », les fondateurs de The Family, Nicolas Colin (ancien inspecteur des finances, notamment auteur d’un savoureux rapport sur la fiscalité numérique) et Oussama Ammar, (investisseur), prétendent qu’ « aucune filière n’est épargnée ».

Concrètement, leur site recense une quarantaine de secteurs (de l’ agriculture, à l’assurance en passant par l’éducation et la santé) dont il serait souhaitable de repenser les fondements, notamment en passant par une logique privée supposée plus efficace. Le message est agrémenté de toute une mythologie graphique à la croisée du fantastique et de la science-fiction. Si l’on n’avait pas déjà entendu cette ritournelle au début des années 80, on croirait presque qu’un nouveau roman mondial est en marche.

Les barbares attaquent

Les barbares attaquent

Récemment interviewé sur Arrêt sur Images, Nicolas Colin ne manquait pas de rappeler que la figure de l’entrepreneur était encore la seule à même de produire de l’innovation disruptive. Rien de très étonnant ici : la secte néo-libérale qui officie dans les couloirs de la Silicon Valley refait surface sans complexe en s’attribuant tous les mérites de la grande marche vers le progrès, comme si elle en était l’unique promotrice. A ses côtés, une idéologie prédatrice qui balaie d’un revers de main invisible le rôle de l’État dans la construction des infrastructures, réseaux et cadres juridiques ayant permis l’émergence des monstres du privé qui disruptent aujourd’hui l’économie (bon, c’est un peu plus compliqué en réalité, public et privés ne s’opposent pas frontalement dans la création des processus d’innovation et d’amélioration des services pour tous, mais c’est un autre sujet).

Si Bernard Stiegler n’entre pas dans les détails des solutions que prônent ces gaillards (on le regrettera peut-être, en passant), c’est parce qu’il pointe avant tout la vitesse à laquelle ces derniers commettent leurs « méfaits économiques ». Ainsi, la disruption numérique serait « ce qui va plus vite que toute volonté individuelle aussi bien que collective », ce faisant, elle « occupe les vides juridiques qu’elle créée » et ne permet pas la « métastabilisation avec les systèmes qui constituent le corps social ». On ne peut pas s’empêcher de penser à la colère soulevée par Uber chez les chauffeurs de Taxis, et le malaise général face à cet apparent paradoxe de la modernité.

De la même manière, The Family, derrière son innocent voile archi-libéral, serait en fait la proue d’un chaos permanent qui trouve son prolongement dans la folie. D’une manière à peine dissimulée, l’analogie entre Daesh et Les barbares attaquent est au centre de l’ouvrage du philosophe. Si le constat est véritablement bien posé, on conviendra que Nicolas Colin et Oussama Ammar ne portent pas de ceintures d’explosifs (soyons honnêtes, Bernard Stiegler n’en vient pas là). Pour autant, il est bien difficile de ne pas accorder un minimum de crédit aux contours de la pensée du philosophe rappelant que si « le but des barbares est de faire arriver la loi trop tard », alors tous les cadres psychiques s’effondrent dans une société « sable-mouvant »  qui n’a que faire de celui qui ne s’adapte pas à sa logique rapace. A partir de là, Bernard Stiegler affirme que certains en viendraient à donner et à se donner la mort, oserais-je conclure en guise de raccourci.

Le spectre des libertariens

On l’aura compris, l’ennemi désigné n’est que l’arbre qui cache la forêt. D’ailleurs, quand on remonte le fleuve technocritique de Stiegler, on retombe sur l’éternelle fable transhumaniste qui, telle un nouveau point Godwin, cristallise les angoisses d’une société qui se délite. Les transhumanistes, ces rêveurs psychopathes pimentés d’ultra-libéralisme primaire sont la parfaite représentation de la face obscure de la technique que depuis Platon, on appelle Pharmakon. Le Pharmakon (comprendre comme outil, technique) est l’essence même de ce qui peut permettre le devenir des individus. A la fois remède et poison,  le Pharmakon  est capable de créer du lien social autant que de le détruire totalement.

A l’heure des réseaux sociaux et du Big Data, il semblerait que ce cher Pharmakon penche plus vers l’obscurité et la nocivité que la lumière et la joie. Ce que redoute Bernard Stiegler (et c’est aussi ce que redoutent d’autres intellectuels comme Evgeny Morozov ou Eric Sadin), c’est la montée en puissance d’une société du calcul, où chaque comportement doive être analysé, répertorié et utilisé. Cette « gouvernementalité algorithmique » que décrit très bien le sociologue Dominique Cardon, plusieurs fois cité dans l’ouvrage, est l’objet de tous les fantasmes. Pour le philosophe, elle ne produirait ni pensée, ni époque. Elle ne serait que l’ouvrage d’une idéologie envisageant la société comme une agrégation d’individus isolés. Elle serait à l’origine d’un temps absent: « d’une époque sans époque ».

Et c’est en philosophe de la technique averti que Bernard Stiegler analyse les dégâts qu’occasionne la disruption dans les systèmes sociaux. Loin des lieux communs du type « la technologie, c’est ce qu’on en fait », il n’a de cesse de rappeler à quel point elle conditionne nos relations et nos constructions communes. La « transition fulgurante » ainsi nommée par Pierre Giorgini créerait un système technique incapable d’envisager l’humain, il « n’est jamais rattrapé ni approprié par les systèmes sociaux (…) il les pulvérise, les réduit en poussière ». La seule logique actionnariale gouverne, une logique qui fait passer la destruction (l’entropie dans le vocabulaire de Bernard Stiegler) avant le bien commun. Après moi, le déluge.

C’est dans ce déluge que des individus isolés passeraient à l’acte. Tel Florian, quinze ans, qui sert de fil conducteur au livre de Bernard Stiegler. Ce jeune homme qui cultive des pensées suicidaires serait symptomatique d’une génération qui ne verrait pas plus loin qu’elle-même. Pour Florian comme pour d’autres, l’avenir est bouché et le sentiment d’être « la dernière génération avant la fin » a généré une perte du sentiment d’exister. Une pulsion de mort.

Pourquoi il faut bifurquer vers l’époque du néguanthropocène 

Pour lutter contre l’entropie que génère la disruption, il faudrait bifurquer. Bifurquer, ce n’est pas revenir en arrière, mais bien faire un pas de côté en érigeant des technologies de l’esprit, créatrice de sens et de savoir. Quand vient le moment d’étaler des solutions concrètes, Bernard Stiegler s’en tient souvent à citer le prix Nobel d’économie Amartya Sen. Ce dernier a décelé les raisons pour lesquelles l’espérance de vie au Bengladesh était plus élevée que dans certains quartiers de New-York. Ce fait étrange est dû aux modes d’organisations locaux qui dans certains cas permettent aux individus de créer et de partager du savoir, dans d’autres non. Ce savoir, ou plutôt cette liberté à l’acquérir et à le transmettre, Amartya Sen l’appelle « capabilité », et c’est justement ce qui est détruit par les processus de disruption numérique. Sur le banc des accusés : les « services » numériques qui tendent à remplacer la sphère publique. Ils nous ôteraient nos « capabilités » en nous assistant jusqu’à dans nos ressorts les plus intimes, nous retirant par là ce qui fait de nous des êtres de culture, de savoir, de transmission.

Ainsi, la pensée de Bernard Stiegler fait écho à celle d’Ivan Illich pour qui « L’homme a besoin d’un outil avec lequel travailler, non d’un outillage qui travaille à sa place ». Car quand la disruption court-circuite nos savoirs, elle nous « décapacite » et nous « prolétarise ». La bifurcation qu’appelle Stiegler, c’est celle de la déprolétarisation, celle qui rend à l’homme sa capacité à concevoir une perspective créatrice au lieu d’un destin sans destination. L’exemple phare de ce type de société dite « contributive », c’est Wikipédia. Véritable bien commun, Wikipédia est la preuve que chacun peut à la fois utiliser, consommer et contribuer à un service (c’est à dire créer de la néguentropie, de l’ordre, et non pas de l’entropie, de la destruction – on est toujours dans le vocabulaire de Stiegler…).

Si sur le papier, l’économie contributive fait rêver, on conviendra néanmoins qu’il n’existe pas à proprement parler aujourd’hui de manuel magique pour tailler une société « open-source » sur un modèle numérique. La bifurcation néguentropique (ou néguanthropique) plébiscitée par le philosophe est avant tout un idéal à atteindre, un rêve totalement fou, comme peut l’être encore la société conviviale d’Ivan Illich. Mais ce caractère est assumé, le rêve est justement ce dont l’humanité aurait besoin, et ce qu’empêcherait la disruption en rationalisant jusqu’à notre sommeil. Pour édifier les première briques de ce projet titanesque, Bernard Stiegler expérimente très concrètement des mesures néguentropiques dans le territoire de Plaine Commune en Seine Saint-Denis (communauté de commune la plus pauvre de France). Ainsi, ce sont des dizaines de bourses de thèses transverses à plusieurs disciplines qui seront versées dans le nord de Paris, avec pour objectif d’étudier les modalités de mise en place d’un revenu contributif (sorte de revenu universel accompagné d’un système de diffusion du savoir). La perspective, c’est celle d’un modèle alternatif ancré dans le réel, vecteur de sens pour les populations. Du monde des idées, on passe à l’action.

Un discours qui raisonne dans l’actuel

C’est peu dire d’affirmer que Bernard Stiegler comprend son époque. Le philosophe ne cesse de répéter que les temps sont graves. C’est du feu de cette inquiétude qu’il forge une théorie sur l’avenir de l’avenir. Bien sûr, le procès en pessimisme est facile, on l’accusera ici ou là d’agiter des chimères pour justifier un profond sentiment anticapitaliste. J’y ai moi-même songé. Mais c’est sans compter sur les entourloupes intellectuelles du personnage qui, d’un fond marxiste a aujourd’hui érigé sa priorité dans la bifurcation néguentropique. Plus que n’importe quel combat (communisme, capitalisme, social-démocratie), l’urgence serait à la néguentropie. De quoi rafraîchir les chapelles habituelles (enfin, si c’est possible).

Difficile d’accès, Dans la disruption est un opus très actuel et plutôt osé. Les thèses y sont déversées sans barrage ni peur d’offusquer. Le vocabulaire est ardu, et on regrettera qu’il ait fallu lire ceci ou cela pour saisir la pensée dans son entièreté. D’autant plus quand derrière ces élégants mystères sémantiques, on trouve quelques claires lignes directrices implacablement nécessaires, au sens philosophique du terme. L’époque de la non-époque, celle que nous connaissons, est effectivement en mal de projet commun, de bien commun. En mettant en mots ce manque de perspective, Dans la disruption en trace de nouvelles pour le futur.

Enfin, l’ouvrage a le mérite de prendre un peu de hauteur sur les traditionnelles explications données à l’essor du terrorisme. Sans balayer les responsabilités des politiques impérialistes occidentales, on y raconte l’histoire d’individus perdus dans un monde qui se cherche dans la vitesse qu’il génère. Ce monde, loin des délires Orwelliens très à la mode (qui font souvent office de points de départ un peu légers quand vient l’heure de faire une vraie critique de la technique), c’est le nôtre. Pour le comprendre et le faire progresser, nous avons parfois besoin de ce long détour par l’analyse fine de notre milieu.

Dans la disruption, allons-nous devenir fous

Bernard Stiegler

Les Liens qui Libèrent, 2016

24 €

Dans la disruption Bernard Stiegler

Dans la disruption Bernard Stiegler

Image en tête d’article, Jack Nickolson dans Vol au dessus d’un nid de coucous.

6 comments

  1. Il semblerait que Stiegler prenne la même voie que Morozov : se choisir un ennemi, et fonctionner à la limite de la rationalité contre lui. Pour Morozov, ce sont les gourous de la Silicon Valley (notamment Doctorow). Pour Stiegler, c’est maintenant cet inspecteur des finances qu’est Nicolas Colin (et son slogan très commercial ‘Les Barbares attaquent’).

    L’analogie que fait Stiegler entre Colin et Daech (et qu’il avait déjà faite dans un article du Monde juste après les attentats de novembre 2015) est tout simplement indécente. S’il y a disruption, c’est bien dans la pensée de Stiegler qu’elle a lieu.

    Enfin, les termes sont lancés, sans être conceptuellement hyper bien définis : est-ce le néguanthropocène (votre titre) ? ou le néguentropocène (plus loin dans le texte) ? Stiegler semble hésiter entre ces 2 notions tout aussi mal définis l’une que l’autre (et dans la mesure où ces termes prétendent signifier quelque chose, ils ne sont pas synonymes, faudrait choisir !)

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    • Merci Alexandre pour ce retour. Je me fais un peu petit devant ce commentaire : il est difficile d’entrer dans les détails de la pensée de Bernard Stiegler, et les définitions des concepts stiegleriens en contiennent souvent beaucoup d’autres. Je ne prétends pas ici apporter un éclairage exhaustif sur la question, plutôt en tracer les grandes lignes.

      Je pense qu’il y a en effet une similitude entre les méthodes de Morozov et les méthodes de Stiegler, et je pense que c’est exactement pareil dans le camps d’en face : il n’y a pas de vérité axiologique en la matière. Les idéologies qui discutent ici sont opposées, on pourrait y ajouter des tas d’angles d’attaque pour le prouver…

      Nous en avons discuté, il y a à mon avis chez Morozov un vrai souci du bien commun couplé à une haine sans nom pour tout ce qui fait du business sans l’intellectualiser un minimum. Je ne sais pas si c’est une forme d’élitisme, mais ça donne le résultat qu’on connaît. Et on ne niera pas qu’à l’heure actuelle, sa pensée comme celle de Stiegler, résonne beaucoup… Et j’en viens à penser que si c’est le cas, elle doit quand même révéler un certain malaise dans nos relations à l’économie de marché et au système technicien.

      Donc, Stiegler va peut-être un peu loin et il y a sans doute des amalgames plus ou moins effacés derrière la complexité de la pensée… En tout cas votre critique de la critique est nécessaire, je n’en attendais pas moins de vous.

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  2. @L’auteur

    Merci pour votre texte, je porte également un intérêt particulier aux travaux de Bernard Stiegler.

    Je pense aussi qu’il est urgent de « bifurquer » vers une société du savoir partagé, accessible à tous, mettant à disposition des outils collaboratifs et contributifs, donnant au plus grand nombre l’occasion d’acquérir une intelligence individuelle et collective. Donner une valeur à chaque contribution, aussi modeste soit-elle, encourage chaque individu à développer son sens critique et surtout les moyens de son émancipation. La liberté a un prix, celle d’une remise en question profonde de notre rapport aux autres. Doit-on continuer à être dans la défiance, où acceptons nous notre prochain comme une opportunité de mieux nous re-connaître.

    Je vois dans cette nouvelle approche du web, un moyen extrêmement efficace pour redonner à chacun le pouvoir d’être, de se réaliser pleinement à la fois individuellement et collectivement, d’exister face à la robotisation et la numérisation de notre civilisation.

    Gardons le terme PIB, mais donnons lui un sens nouveau qui pourrait se traduire par exemple par le « Produit d’Intelligence Brut », une intelligence qui serait à la fois individuelle, collective et intemporelle. Un agrégat cohérent en consolidation permanente, de tous les savoirs sous toutes leurs formes.

    Les moyens techniques sont là, seul notre rapport aux autre doit changer, c’est tout le sens de mon propos.

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    • Merci Laurent pour ce retour et ravi que cette chronique vous ait inspiré. Les grandes lignes que trace Stiegler sont intéressantes en effet, parfois peu concrètes cependant. Quand on parle d’économie contributive, on finit toujours par retomber sur les modèles à la Wikipédia qui, forts de leurs communautés, n’en demeurent pas moins des modèles basés sur « le bon vouloir ». Il faut certainement bifurquer en partie vers ce genre de modèles, en gardant à l’esprit que tout reste à faire. Les outils collaboratifs, je les attends toujours. Je ne sais pas si l’on fait ici référence au modèle libriste (mais je suppose que ce n’est pas juste une question de licence), ou bien si l’on s’attelle à créer from scratch de nouveaux outils (en revisitant les objectifs, l’ergonomie, le fonctionnel…), bref, peu d’applications concrètes. Ce nouveau web me fait rêver mais bien souvent, les initiatives libres se contentent de faire « la même chose » que les outils non-libres (j’en cite quelques-uns : Framasphère, Open Office, Gimp…) et véhiculent donc les mêmes usages, voire les mêmes idéologies (même si les revenus ne vont pas au même endroit). Je sais qu’Ars industrialis entame des partenariat (Orange / Thalès) pour travailler sur ces questions, mais les applications concrètes sont encore floues…

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